Vue (surréaliste) d’une fenêtre

Il fait gris ce matin. Le ciel est uniformément triste et lumineux, presque aveuglant. De mon lit, je vois ce ciel gris traversé par quatre fils électriques. Quatre fils rapprochés, comme une portée de musique. Un pigeon s’est posé sur la ligne la plus basse. C’est un Fa.
Si d’autres pigeons le rejoignent, ils formeront une mélodie dans ma tête.

Au bas à gauche de ma fenêtre, je vois la cime d’un arbre. J’ignore de quelle variété il s’agit mais il fait de grosses fleurs magenta par paquets.
Ce matin, car j’ai vu un colibri butiner dans cet arbre. Il battait des ailes comme un petit insecte agité. Il n’y a pas de colibri en France, du moins, je ne me souviens pas en avoir vu dans le sud. Le colibri est pour moi un oiseau exotique. C’est drôle de l’observer dans cet environnement urbain.

Dans ma rue, il y a le parking d’un supermarché et un garage automobile. Quelqu’un a entassé des pneus sur le toit du garage. C’est moche, mais je ne vois pas tout cela de mon angle de vue.

D’ici, je ne vois qu’une portée de musique et un colibri danser de fleur en fleur.

1 commentaire à “Vue (surréaliste) d’une fenêtre”


  1. 0 lalunedansleciel 3 avr 2010 à 14:57

    c’est tellement bien dit…

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