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C’est du sérieux

Vous avez probablement entendu parler de l’éboulement de terrain qui s’est produit dimanche dernier à Guatemala.

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Les autorités guatémaltèques signalent maintenant que le trou, de 20 mètres de diamètre et plus de 1582 mètres de profondeur, pourrait être un portail vers une autre région de l’univers.

David Monterroso, Directeur de Géologie de la Cellule de Veille aux Catastrophes, a accordé un entretien à l’agence de Presse Reuters :

La ligne de sonde [prêtée par l'Institut d'Études Géologiques des États-Unis] est arrivée en fin de rouleau sans entrer en contact avec le fond. C’est une ligne de 1,5 kilomètres de longueur, avec une capacité de sonde à bout portant d’environ 80 mètres. Nous faisons notre possible pour évacuer le reste de la ville, mais nous ne pouvons exclure la possibilité d’une contamination du noyau terrestre.

Les contaminations de noyau sont un phénomène extrêmement rare touchant 0.00341% des corps célestes. On parle de contamination lorsqu’une région du noyau commence à se comporter comme un trou-noir en absorbant les matières environnantes. Il ne s’agit pas d’une contamination au sens propre mais d’un changement brutal des forces gravitationnelles s’exerçant sur le corps. Les phénomènes de surface – comme les glissement de terrain – ne font que traduire l’activité centrale du corps.

Lorsque le noyau dépasse sa capacité d’absorption, dans le meilleur des cas, le glissement de terrain s’arrête. Mais il peut aussi se produire un effet de « portail, » c’est-à-dire que les matières absorbées vont se décharger dans une autre région de l’univers.

La NASA ne s’est pas encore prononcée sur le sujet.

Il est trop tôt pour parler de portail, a déclaré mardi matin le Président du Guatemala, Alvaro Colom. Nous exhortons la population à rester calme et à coopérer avec les autorités.

La première contamination nucléaire a été observée en 1976 sur Obéron, un satellite lointain d’Uranus.
Aucun effet de portail n’avait été enregistré.

Physique Antique

C’est drôle de penser qu’il y a des choses que les enfants apprennent, que les adultes ignorent. Comme si passé un certain âge, une partie de nos connaissances tombait inévitablement dans l’oubli.

Par exemple, à 10 ans, on sait que les plaques du stégosaure lui servent à recuillir la chaleur du soleil. On sait aussi que les ornithorynques sont des mammifères, qu’Uranus a 27 satellites, et on connaît parfaitement le sens de la phrase : « Que j’aime à faire connaître ce nombre utile aux sages ! » Mais les adultes, ils ont oublié ces choses là.

En visitant le site du téléscope Hubble (où sont publiées de magnifiques photos de notre Voie Lactée), je suis tombée par hasard sur une image de la Mystic Mountain (Photo), un impressionant amas de gas dans la nébuleuse Carina, située à 7500 années-lumières de San Francisco.

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7500 années lumières, cela signifie que cette photo récente représente cette région de l’univers telle qu’elle était il y a 7500 ans ; le temps qu’il a fallu à la lumière émise là-bas, pour arriver ici.

Et une année-lumière, c’est long.
La lumière voyage à 299 792 kilomètres par seconde. Une année de voyage représente donc une distance de 299 792 kilomètres x 3600 secondes/heure x 24 heures/jour x 365 jours/an, soit environ 9 500 milliards de kilomètres.
Multipliez cela par 7500 et vous saurez où chercher les pilliers de gas de la nébuleuse Carina. Au passage, ils sont eux-même longs de 3 années lumières. Oui.

Lorsque j’étais enfant, je me souviens avoir été fascinée par l’idée que si un extra-terrestre situé à cet endroit de l’univers prenait son téléscope pour observer la Terre, au moment exact où je vous parle, il y verrait des hommes préhistoriques du Mésolithique.

Cela me donnait des frissons, de plaisir et d’angoisse. Les témoignages de notre passé flottent encore et à jamais dans l’univers sans limite, prêts à être recueuillis.

Quand on est enfant, on a tout loisir de s’attarder sur les aspects ludiques et charmants de la science physique. Puis on grandit, et on apprend des trucs du genre :

L’équation du mouvement orbital est : r = a(1 – e2)/(1 + e cos f)
- où a est l’axe semi-principal, la moitié de la plus grande longueur de l’ellipse (vu que l’ellispe n’est pas ronde),
- e est le coefficient d’excentricité elliptique : il est égal à zéro si l’ellipse est un cercle parfait, et à 1 si l’ellispe s’étend à l’infini (ce qui est purement conceptuel, cela s’entend),
- et f, euh…. c’est l’angle polaire ?

Et ça, ça efface le reste.
On oublie toutes ces histoires d’extra-terrestres et d’hommes préhistoriques au moment où l’on passe le Bac.



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